Biographie

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Après son Master de Recherche en Arts Plastiques à l’Université de Provence, Myriam Bou-Saha évolue dans un milieu artistique. Passionnée par le cinéma et l’image plus généralement, elle mêle dans son travail plastique la vidéo, la performance et l’installation. Attirée davantage par l’image et le voyage, elle s’éloignera peu à peu de ce milieu afin de se consacrer pleinement à l’écriture et la réalisation de film documentaire. Pour elle, ce médium lui permet une approche plus authentique, simple et directe d’observer la vie et d’interpréter le monde.

En 2002, la rencontre avec la réalisatrice Ananda Henry-Biabaud sera décisive dans son travail. Ensemble elles se lancent dans le “cinéma du réel”, elles partagent toutes deux un regard curieux sur le monde et le mettent au profit de la vidéo documentaire. De 2008 à 2010, elles écriront et réaliseront Canta, no llores et El Pensamiento Unico de Nelson Garrido, deux films très distincts qui abordent la vie quotidienne des habitants des favelas de Caracas et de la situation politique cháviste. Enfin c’est à l’issue d’un troisième voyage au Venezuela, qu’elles réalisent en 2013, De Que Vuelan, Vuelan, un documentaire poignant sur les sciences occultes. Ne se détachant pas de sa formation artistique, ses films documentaires ont une esthétique de l’image très proche de la photographie, chaque documentaire est une immersion dans l’intimité de ses personnages donnant l’impression d’une fiction.

“Il y a dans le travail de Myriam, la nécessité d’être au plus proche de l’humain. Sans jugement de valeur, sans commentaires critiques, la vision de la cinéaste se nourrit de moments et de situations quotidiennes qui nous amènent, à réfléchir sur notre façon de vivre. Mais le vrai génie de ses documentaires tient dans le pouvoir qu’ils ont de nous approcher de ces personnages et de s’y attacher.”

Pascal Schenk